Faisons dans les copeaux !

Désolé pour ce franc-parler et cette façon de m’exprimer… mais c’est comme cela que je fonctionne et que j’écris : direct, un peu « hard » parfois mais je pense ce que je dis et dis ce que je pense…J’écris donc parfois comme je parle et cela et bien… je ne peux le changer au risque d’en choquer certains !

Revenons à nos moutons ou plutôt à nos copeaux. Cela commence à frémir aux oreilles du grand public, c’est déjà pratiqué depuis des décennies (ou depuis toujours ?), par des adeptes de plus en plus nombreux, des sociétés se lancent dans la commercialisation de cette « révolution », je veux parler des toilettes sèches !

Hourra !!! Enfin pas encore car cela va lentement… Il faut changer les mentalités et cela prend du temps… Ah bon ? ce n’est pas le lobby de l’eau qui traîne ? Ah bon, c’est si compliqué ? Ah bon, c’est vraiment tout nouveau nouveau ?

Rappelons l’histoire passionnante du petit coin humain :

  • Au tout début : tu chies dans les fourrés et tu t’essuies avec ce que tu trouves (nooonnn pas le buisson de ronces là…)
  • Vint le progrès lié à l’évolution de l’intelligence humaine : tu fais un trou et tu rebouches. Pour le nettoyage on privilégiera les feuilles, si t uas choisi une pinède et bien…tu n’avais qu’à mieux regarder avant…)
  • Révolution douce : la cabane au fond du jardin et les journaux de la veille mais tout le monde n’a pas de jardin et encore moins un journal à disposition (mais déjà on entre dans un esprit très avant-gardiste car c’est un peu l’ancêtre des toilettes sèches…)
  • Là on rentre dans le modernisme : le pot de chambre, facile, rapide, un peu odorant tout de même mais on vidange le matin et c’est bon.
  • Puis vint le drame… »homo cretinus » se dit  » soyons moderne : chions dans de l’eau ! « , mieux encore « chions dans de l’eau potable !  » mais oui voilà la solution !

Je ne remets pas en cause la volonté à l’époque de vouloir « assainir » les rues (éviter de jeter ses besoins dans la rue en ville faute de jardin par exemple), ni que cette méthode considérée comme pratique et révolutionnaire alors, permit de rendre les villes moins odorantes et de lutter contre les invasions de rats et autres nuisibles… D’accord, ce fut utile, d’accord cela est vraiment pratique mais le monde va vite, très vite et le constat aujourd’hui est le suivant :

Alors il est temps de se remettre en question et de se dire que chaque jour, lorsque nous faisons nos besoins, nous gaspillons lamentablement entre 6 et 10 litres d’eau potable à chaque fois… Une eau captée, traitée et distribuée par des opérateurs qui se « gavent » et qui n’ont aucun intérêt à ce que l’on aille dans des copeaux :

  • Non, cela ne sent pas mauvais,
  • Oui, cela coûte moins cher (si nous le faisions, en moyenne nous économiserions 30% sur notre facture d’eau à l’année…)
  • Oui, c’est utile car en plus, nous sommes fournis en engrais (après compostage) qui est au top pour les plantes, l’urine aussi (formidable source d’azote qui est de la super vitamine pour végétaux),
  • Et cerise sur le « popot » : nous créons des emplois (collecte, compostage, distribution…).

Franchement, il est temps que les institutions montrent l’exemple, que les constructeurs immobiliers proposent cette alternative et que chacun d’entre nous imagine dans sa tête, son petit derrière en train de remplir une bouteille d’eau de source car c’est ce que nous faisons tous en trouvant cela normal !!!

Alors toujours envie d’appuyer sur la chasse ?

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